Les sales petits poucets

J’appelle ainsi les personnes qui sèment dans la ville ou la campagne des mégots, des déchets, des étrons, des bouteilles… Ces « sales petits poucets » qu’ont-ils dans la tête pour oser laisser tant de pollution derrière eux ? Qu’avons-nous loupé ?

Je râle mais quand même…

On ne peut pas dire qu’il soit possible aujourd’hui d’échapper aux discours de sensibilisation sur la nécessaire préservation de l’environnement. J’ai l’immense chance de vivre dans une très belle région où les paysages sont superbes et la présence des animaux comme des plantes ne devrait que pouvoir toucher les petits et les grands mais…

J’avoue avoir du mal à comprendre et j’apprécierais que l’on m’explique ce qui passe par la tête de ces personnes : le type qui jette son mégot dans la rue devant ma porte pense que je suis peut-être là pour le ramasser… Le jeune que l’on peut suivre dans la ville semant sachets, gobelets, serviette, boîte rapportés du Mac Do se pense-t-il l’héritier moderne de Poucet qui semait des miettes dans l’espoir de retrouver son chemin ? Mieux encore, celui qui sur le chemin de la plage -et elle est magnifique cette plage- non seulement n’a pas trouvé meilleur lieu pour déféquer que le sentier où tout le monde passe mais a pensé sûrement décoratif et artistique de semer ses papiers souillés dans les buissons en les fixant aux branches -vous voyez un peu l’image écœurante ?- , il a quoi dans la tête ?

Je veux bien entendre le défaut d’éducation mais l’insensibilité absolue au beau m’interpelle plus encore…

Penser à emporter un sac pour les déchets

Penser à emporter un sac pour ses propres déchets c’est une bonne idée.

Mais dans les faits, maintenant je vois que je dois penser à emporter un sac pour ramasser les déchets… des autres !

Et si l’on peut penser utiles ces campagnes organisées par les associations ou les écoles visant à rapporter les déchets trouvés dans la nature, il est quand même dingue de noter que les responsables pourront continuer leurs saloperies impunément.

Oui, je sais, je suis grossier, mais sur ce coup, peut-on rester poli ?

Compter sur l’école (maternelle) pour intérioriser les bonnes habitudes ?

Alors bien sûr, on se dit que c’est à l’école, notamment dès la maternelle, de pouvoir non seulement créer les bonnes habitudes, mais en faire un réflexe intégré, quelque chose qui convoque le plus intime pour créer un interdit absolu…

C’est peut-être à nous toutes et tous, quitte à oser se laisser désigner comme un ringard, de nous montrer exemplaires et exigeants…

Mais visiblement, il y a du boulot !

Publié le
Catégorisé comme écologie

Par Vincent Breton

J'ai exercé plus de quarante ans au sein de l'Éducation nationale. Sur VincentBreton.fr je partage de la poésie, des chansons et sur Koikidit.com un journal singulier et citoyen

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